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La prise de poids est souvent redoutée. Elle concerne environ un tiers des personnes qui arrêtent de fumer.
Cette prise de poids peut être due à plusieurs facteurs :
- L’appétit est augmenté ce qui fait partie des signes de sevrage
- La nicotine n’est plus là pour accélérer le métabolisme et brûler chaque jour des calories
- Avant la cigarette était utilisée pour couper la faim
- A l’arrêt le goût se développe et la gourmandise peut l'accompagner
- l’arrêt entraîne une certaine anxiété et un mal être qui est comblé par la nourriture.
Dans la majorité des cas, des techniques simples basées sur le bon sens suffisent à limiter la prise de poids :
- Prendre le traitement en fonction de la dépendance : substituts nicotiniques ou bupropion LP.
- Vérifier que le dosage en substituts nicotiniques corresponde aux besoins
- Prendre un substitut nicotinique oral au moment des fringales ou 20 minutes avant les repas
- Pratiquer des activités qui font plaisir
- Faire les courses après avoir mangé et non avant
- Boire beaucoup d’eau car cela apporte une certaine satiété
- Ne pas se servir plusieurs fois au moment des repas
- Ne pas sauter de repas
- Eviter l’alcool
- Limiter les aliments gras (fromages, patisserie, charcuterie, beurre…)
- Ne pas rester à table après avoir mangé.
Quelques exercices physiques quotidiens aident aussi à maîtriser la prise de poids et améliorent le bien-être. En voici quelques exemples :
- Pendant une pause, aller marcher
- Faire quelques étirements en douceur chaque matin
- Faire le ménage
- Faire du jardinage (même dans la cour, ou sur le balcon)
- Se déplacer à vélo
- Descendre à un arrêt de bus, de tramway ou de métro avant la destination souhaitée pour marcher un peu
- A chaque fois que cela est possible, préférer les escaliers aux ascenseurs et escalators.
Faire un peu de sport représente aussi une aide importante quand cela est possible. Cette activité permet de stabiliser le poids mais aussi d’éliminer les tensions tout en occupant le temps. De plus, elle favorise la production d’endorphines par le cerveau qui sont des hormones de plaisir et de relaxation. Après 40 ans, une consultation médicale est recommandée avant la reprise du sport pour vérifier la capacité du cœur à supporter l’effort.
En cas de difficultés, n’attendez pas de compter les kilos pris. Prenez rendez vous avec un médecin pour en parler ou demandez conseil à un diététicien ou à un médecin nutritionniste.
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