|
||||||||||||||
Le tabagisme affecte la fécondité. Il double le délai nécessaire à la conception. Dès l’arrêt du tabac, tout redevient normal et il n’est pas rare de voir des femmes commencer une grossesse dans les mois qui suivent l’arrêt du tabac. En France, plus d'un tiers des femmes enceintes continuent de fumer pendant la grossesse. Plus d'un quart d'entre elles fument en moyenne près de neuf cigarettes par jour.
Un déficit de poids de 300 à 400 grammes a été constaté chez les nouveaux nés de mamans fumeuses. La fumée de tabac imposée dans l'environnement du bébé après sa naissance est associée à un risque accru de mort subite du nourrisson. L’idéal est bien sûr d’arrêter de fumer avant la grossesse. Si cela n’a pas pu se faire, l’arrêt sera toujours bénéfique à n’importe quel moment de la grossesse, que ce soit pour la future maman comme pour le fœtus. Il n’est donc jamais trop tard pour arrêter de fumer, même en fin de grossesse. Les effets du tabagisme sur le fœtus dépendent des quantités fumées : plus on fume, plus les effets sont importants. Dans l’utérus, le fœtus reçoit de l’oxygène par le sang de sa mère. Quand elle fume, son sang se charge de monoxyde de carbone, gaz particulièrement toxique. De plus, la nicotine a un effet vasoconstricteur sur les artères du placenta et sur l’artère ombilicale, ce qui rend la circulation du sang moins bonne. Tout cela contribue donc à la mauvaise oxygénation du bébé. D’autres substances chimiques contenues dans la fumée sont également néfastes au développement du fœtus. Tous ces effets expliquent le retard de croissance intra-utérin (RCIU) : bébés plus petits en poids, taille, périmètre crânien. Ces effets peuvent être graves lorsque le bébé naît prématurément. Depuis 1997, la prescription de substituts nicotiniques est officiellement admise pour les femmes enceintes qui ne parviennent pas à arrêter de fumer. La nicotine des substituts est en effet préférable à celle qui est inhalée avec les quatre mille substances toxiques de la fumée de cigarette. De plus, elle se diffuse lentement dans le corps, et non pas brutalement sous forme de pics comme cela se produit avec une cigarette. L’utilisation des substituts nicotiniques doit cependant se faire sous contrôle médical pour les femmes enceintes ou qui allaitent. Idéalement, il vaut mieux ne pas fumer quand on allaite son bébé, car la nicotine passe dans le lait maternel et sa concentration dépend du nombre de cigarettes fumées. En outre, la quantité de lait est moindre chez les mères fumeuses que chez les mères non fumeuses. Pourtant, l’allaitement maternel doit toujours être privilégié. En effet, le lait maternel d’une mère fumeuse sera toujours meilleur pour le développement de son bébé qu’un lait industriel, même maternisé. |
|
||||
|